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À LA UNE
RGA : conseils aux futurs propriétaires de terrains à bâtir
25 mai 2026

RGA : conseils aux futurs propriétaires de terrains à bâtir

Comprendre le phénomène de retrait-gonflement des sols argileux Le retrait-gonflement des argiles (RGA) correspond aux variations de volume des sols argileux dues à l'alternance des périodes de sécheresse et de précipitations. En période sèche, les sols argileux se contractent, tandis qu'en cas de forte humidité, ils se dilatent. Ce processus naturel se manifeste lentement, mais il peut s’accentuer avec l’augmentation de la fréquence des sécheresses. Ces mouvements souterrains peuvent parfois entraîner l’apparition de fissures ou d’autres désordres dans les constructions, en particulier si les règles de construction adaptées ne sont pas respectées dès le départ. Nouveautés prévues pour 2026 : ce qui change pour les propriétaires À partir de juillet 2026, une nouvelle version de la cartographie officielle des zones exposées au RGA entrera en vigueur sur l’ensemble du territoire français. L’objectif de cette actualisation est de tenir compte des récentes données sur les sécheresses, des sinistres recensés et d'une meilleure connaissance de la nature des sols. Plus de la moitié du territoire métropolitain est désormais considérée en exposition moyenne ou forte au RGA. Dès le second semestre 2026, cette cartographie sera utilisée dans toutes les démarches liées à la vente, à l’achat ou à la construction de biens immobiliers. Identifier le niveau de risque de votre terrain Pour connaître le niveau d’exposition d’un terrain au RGA, le site gouvernemental Géorisques met à disposition une plateforme de consultation simple et accessible à tous à l’adresse suivante : https://www.georisques.gouv.fr/citoyen-recherche-map. Cette démarche permet de vérifier si votre parcelle ou le bien que vous convoitez est concerné par un risque argileux. Conséquences pour les constructions et les transactions L’existence d’un risque d’aléa argileux ne signifie pas nécessairement que les maisons sont fragiles dans ces secteurs. Toutefois, cela implique que : Le sol peut se déplacer selon les conditions hydriques. Les bâtiments doivent éventuellement bénéficier de fondations ou de techniques adaptées aux caractéristiques du terrain. Ce risque doit être intégré dans les choix techniques et juridiques lors d’un projet immobilier. Il est tout à fait possible de vivre dans une maison en zone RGA sans subir de désordres, à condition que les bonnes pratiques soient appliquées lors de la construction. Obligations lors de la vente ou l’achat d’un bien Le risque RGA fait partie intégrante de l’État des Risques et Pollutions (ERP), un document à présenter lors de toute transaction immobilière. Ce dernier doit être remis dès la première visite aux futurs acquéreurs ou locataires, afin de les informer sur les risques naturels existants dans la zone. Cette transparence vise à sécuriser l’investissement des acheteurs et à leur permettre d’anticiper d’éventuels travaux ou contraintes. Points de vigilance pour les terrains à bâtir Dans les zones identifiées à risque, une étude de sol peut être exigée avant tout projet de construction. Les fondations doivent parfois être adaptées en fonction de la profondeur d’argile et de la nature du terrain. Il est nécessaire de respecter les prescriptions techniques recommandées pour garantir la stabilité du futur bâtiment. En résumé Le RGA est un phénomène naturel à prendre en compte dans tout projet immobilier, notamment à l’heure où la nouvelle cartographie de 2026 s’apprête à être appliquée. Connaître le niveau d’exposition de son terrain, intégrer ce paramètre dans l’étude et la réalisation des constructions, permet de sécuriser durablement son investissement immobilier. Ce risque, s’il est bien anticipé, n’empêche ni d’acheter ni de vendre un bien, mais favorise la prévoyance et la sérénité pour tous les acteurs du marché.

Audit énergétique ou DPE : que faut-il privilégier
24 avril 2026

Audit énergétique ou DPE : que faut-il privilégier

Comprendre la différence entre DPE et audit énergétique Choisir entre un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) et un audit énergétique suscite souvent des questions, tant les deux démarches semblent proches. Pourtant, ils répondent à des besoins différents liés à la performance thermique d’un logement. Le DPE : une analyse standardisée de la consommation Lorsqu’un spécialiste réalise un DPE, il ne se limite pas à l’observation superficielle de l’installation de chauffage. L’outil logiciel mobilisé fait une estimation annuelle des besoins énergétiques du bien à partir de cinq usages principaux. Leur addition permet d’obtenir la consommation estimée du logement. Le chauffage : Ce volet pèse lourd dans le bilan, surtout dans les logements peu isolés. L’expertise prend en compte la technologie du système (comme le gaz, le fioul, la pompe à chaleur, etc.) ainsi que les caractéristiques thermiques du bâti, comme l’isolation ou le type de fenêtres. C’est souvent sur ce poste que les économies potentielles sont les plus notables. L’eau chaude sanitaire : Le mode de production et la source d’énergie déterminent fortement la consommation à ce niveau. Par exemple, un appareil électrique traditionnel sera moins avantageux qu’un ballon thermodynamique. Le refroidissement : Présent dans la note uniquement si un système adapté existe, ce poste tient aussi compte du risque de surchauffe estivale selon l'orientation du bien, la toiture, la présence de volets et l’inertie thermique. L’éclairage : Inclus dans le calcul de manière forfaitaire, ce paramètre ne dépend pas du type précis d’ampoules, car celles-ci peuvent facilement être modifiées au fil du temps. Les auxiliaires : Il s’agit principalement des équipements électriques qui tournent en continu, tels que la ventilation mécanique ou les circulateurs de chauffage. Ces consommations, souvent négligées, peuvent néanmoins faire grimper la facture énergétique. Comment le DPE est-il noté ? Le résultat du DPE s’exprime à travers deux indicateurs distincts. D’une part, la consommation d’énergie primaire (en kWhep/m².an) mesure l’efficacité énergétique globale. D’autre part, les émissions de CO₂ (en kgCO₂eq/m².an) évaluent l’impact environnemental. La classe attribuée correspond au moins bon des deux scores, impactant ainsi directement la valorisation et la destination du bien. Certains logements, par exemple chauffés au gaz, peuvent obtenir une performance énergétique correcte mais se voir sanctionnés pour leurs émissions de gaz à effet de serre. À l’inverse, les logements tout électriques bénéficient désormais d’une conversion plus favorable depuis le changement du coefficient en janvier 2026, ce qui allégera leur classement énergétique sans modification réelle de leur performance. Ce qui évolue pour les propriétaires et les locataires Avec la révision du coefficient du DPE, les logements chauffés à l’électricité bénéficient d’une revalorisation automatique de leur note. Une simple attestation générée sur le portail de l’ADEME permet même d’officialiser ce changement, pouvant rendre un logement à nouveau éligible à la location, sans avoir à engager de travaux ni à faire refaire le diagnostic. Certaines réglementations deviennent toutefois plus strictes. Depuis début 2025, il n’est plus possible de louer un logement classé G pour les nouveaux contrats ou les renouvellements. La classe F subira la même interdiction dès 2028. Par ailleurs, vendre une maison classée F, E ou G impose désormais de réaliser un audit énergétique, un document distinct qui propose un plan de rénovation par étapes pour guider les futurs propriétaires. Que choisir : DPE ou audit énergétique ? Le DPE reste incontournable pour informer sur les performances globales d’un logement, notamment lors d’une transaction ou d’une mise en location. En revanche, l’audit énergétique, plus détaillé, est requis lors de la vente de biens énergivores et sert de guide pour planifier des travaux d’amélioration. Chacun de ces outils a donc sa place : le DPE pour évaluer et comparer ; l’audit pour passer à l’action et identifier les priorités de rénovation.

Prélèvements amiante : évolutions récentes de la réglementation
27 mars 2026

Prélèvements amiante : évolutions récentes de la réglementation

L’importance du prélèvement dans la gestion des risques liés à l’amiante L’amiante fait toujours l’objet d’une vigilance accrue dans le secteur du bâtiment en raison de sa dangerosité avérée pour la santé et des impératifs réglementaires qui encadrent son repérage. La prise d’échantillons de matériaux soupçonnés de contenir de l’amiante s’inscrit ainsi dans une démarche rigoureuse, à la fois pour protéger les occupants et les travailleurs, et pour respecter les exigences lors des ventes ou des travaux immobiliers. Les différentes catégories de matériaux à surveiller Lorsque les techniciens interviennent pour repérer l’amiante, ils doivent différencier les matériaux selon deux listes distinctes. La première concerne les éléments pour lesquels il est impératif de procéder à un prélèvement et une analyse en laboratoire lorsqu’il n’existe aucun justificatif attestant l’absence d’amiante. La seconde liste regroupe des matériaux nécessitant un discernement professionnel, l’examen en laboratoire restant une démarche conseillée pour lever toute ambiguïté. Pratiques de prélèvement et procédés analytiques actuels Pour garantir la fiabilité des résultats, chaque opération de collecte d’échantillon se déroule en respectant des protocoles précis, adaptés à la nature des matériaux concernés. Les opérateurs mandatés, munis des outils appropriés, cherchent à limiter la dispersion des fibres et à obtenir une portion réellement représentative du matériau suspect. Une fois l’échantillon recueilli, il est confié à un laboratoire homologué qui applique des méthodes d’observation sophistiquées (comme la microscopie électronique ou optique) afin de déterminer scientifiquement la présence ou non d’amiante, ainsi que sa nature. Documents et marquages validant la non-présence d’amiante La réglementation actuelle considère comme preuves recevables : L’analyse directe d’un prélèvement réalisé suivant les protocoles établis. Un document de traçabilité portant mention de la composition de l’élément ou du produit, pourvu que ce justificatif soit daté et fiable. Un marquage visible assurant une identification immédiate, tant pour signaler la présence que l’absence d’amiante (marquages “AT” ou “NT”). Faute de disposer de l’un de ces éléments, le prélèvement sur tout matériau listé en catégorie prioritaire s’avère incontournable. Prélèvements et contentieux : les dernières évolutions juridiques Les marges d’appréciation du diagnostiqueur, notamment lorsqu’il s’agit d’analyser des produits en fibres-ciment, peuvent conduire à des erreurs. Des études menées à l’échelle nationale ont d’ailleurs mis en avant des écarts importants entre les observations visuelles initiales et les résultats finaux en laboratoire. Plus d’un essai sur cinq déclarait à tort la présence d’amiante d’après une simple expertise visuelle. La jurisprudence récente rappelle la nécessité d’une démarche irréprochable. Un arrêt rendu par la Cour d’appel de Besançon en janvier 2023 a sanctionné un cabinet pour avoir indûment classé des dalles comme contenant de l’amiante, provoquant ainsi des travaux injustifiés pour désamiantage. Adopter une approche sûre et conforme Se conformer aux règles encadrant la réalisation des prélèvements d’amiante permet d’éviter des responsabilités lourdes, autant sur le plan légal que financier. L’application stricte des procédures limite les risques, tout en assurant la sécurité et l’information transparente de tous les intervenants. Les évolutions réglementaires récentes rappellent l’importance de ne jamais négliger l’étape du prélèvement – car elle demeure la garantie d’un diagnostic fiable et opposable, contribuant à la protection de la santé publique et à la sérénité des opérations immobilières.

Comment l'annuaire des diagnostiqueurs valorise nos compétences
23 février 2026

Comment l'annuaire des diagnostiqueurs valorise nos compétences

L'utilité essentielle de l'annuaire officiel L'industrie du diagnostic immobilier demande non seulement des connaissances techniques spécifiques, mais aussi une transparence totale envers les clients. L'annuaire des diagnostiqueurs, accessible à l'adresse diagnostiqueurs.din.developpement-durable.gouv.fr, joue un rôle crucial dans ce contexte. Il s'agit d'une plateforme officielle mise en place par le ministère de la Transition écologique, qui recense les professionnels habilités à réaliser les diagnostics obligatoires liés aux biens immobiliers. Renforcer la visibilité et la confiance Être présent sur cet annuaire constitue une preuve indiscutable de notre sérieux et de notre régularité face à la réglementation. En effet, seuls les diagnostiqueurs disposant de certifications valides et à jour peuvent y être inscrits. Cela garantit aux particuliers comme aux professionnels qu'ils font appel à un intervenant respectant les normes exigées par la législation française. L'accès à cette liste officielle permet également à de potentiels clients de vérifier facilement la légitimité des diagnostiqueurs, renforçant ainsi un climat de confiance indispensable pour tous les acteurs du secteur immobilier. Accroître la reconnaissance de notre savoir-faire Notre présence dans cet annuaire contribue à souligner nos différentes compétences et domaines d’expertise. Chaque fiche détaille les certifications obtenues ainsi que les spécialités de chaque professionnel, mettant en avant la diversité des prestations que nous proposons. Cette transparence favorise naturellement une meilleure compréhension de notre métier et valorise notre engagement envers la qualité. Une ressource précieuse pour tous L’annuaire constitue donc un atout majeur, non seulement pour ceux qui recherchent un diagnostiqueur fiable, mais aussi pour les experts qui souhaitent faire reconnaître leur sérieux. Il encourage une concurrence basée sur les compétences et la conformité, ce qui contribue à tirer toute la profession vers le haut. En résumé, figurer sur cet annuaire officiel revient à affirmer la valeur de notre travail tout en offrant aux clients une garantie de sérieux et de professionnalisme. Cet outil se révèle aujourd’hui incontournable pour asseoir notre crédibilité et poursuivre le développement de notre activité dans le respect des exigences réglementaires.